Les maisons de retraite en Italie : RSA, casa di riposo, évaluation de l’ASL et coûts
Les soins pays par pays · 5 min de lecture · Dernière mise à jour 30 octobre 2026
Le système de soins italien est organisé par région ; les règles, les listes d’attente et les tarifs diffèrent donc d’un bout à l’autre du pays. L’aide publique à l’hébergement de longue durée passe par l’agence sanitaire locale (ASL), tandis que de nombreuses familles, surtout celles qui vivent à l’étranger, ont recours à des établissements privés. Ce guide prend les règles régionales du Piémont comme exemple concret ; vérifiez donc les règles de la région qui vous intéresse.
Casa di riposo et RSA
- Casa di riposo (aussi residenza protetta ou casa protetta) : hébergement, généralement pour des personnes autonomes ou ayant besoin d’une aide limitée. Les appellations varient selon les régions.
- RSA (residenza sanitaria assistenziale) : résidence à vocation sanitaire pour des personnes non autonomes, avec soutien infirmier et médical.
- Unités Alzheimer : certaines RSA disposent d’unités dédiées. Au Piémont, par exemple, des unités Alzheimer temporaires (NAT) accueillent des personnes atteintes de démence modérée à sévère avec de graves troubles du comportement, en général pour 60 à 180 jours.
La voie publique : l’évaluation de l’ASL
La Région du Piémont décrit ainsi le parcours vers une place en RSA soutenue par les pouvoirs publics. D’autres régions emploient d’autres noms (par exemple UVM au lieu d’UVG) et d’autres délais.
- La personne, ou quelqu’un agissant pour elle, demande à l’Unità di Valutazione Geriatrica (UVG) du district sanitaire de son ASL une évaluation multidimensionnelle. Les demandes peuvent passer par le district, le guichet unique d’accès ou l’organisme de services sociaux.
- La demande nécessite une prescription du médecin traitant, une fiche d’information sanitaire et la preuve qu’un ISEE (l’indicateur économique des ménages en Italie) a été demandé.
- L’UVG dispose de 90 jours pour évaluer les besoins de santé et sociaux, décider si la personne est non autonome et établir un plan de soins individuel.
- Le résultat fixe une priorité. Les cas urgents peuvent être admis sous 90 jours, les cas non urgents sous un an, et les cas différables n’ont pas de date d’admission fixée.
- La personne et sa famille choisissent ensuite parmi les RSA autorisées et agréées par le système de santé.
Comment les coûts sont répartis
Dans le tarif régional du Piémont, le tarif journalier est réparti à 50 % pour la santé et 50 % pour le social. L’ASL prend en charge la part santé. Le résident paie la part sociale, et la commune peut en couvrir une partie ou la totalité si les revenus du résident sont insuffisants. D’autres régions appliquent d’autres parts et d’autres règles, et les établissements peuvent facturer des services optionnels en supplément. Les établissements privés fixent leurs propres prix.
Pour donner un ordre de grandeur, la presse financière indiquait en août 2026 des tarifs types de RSA d’environ 2 200 à 3 500 € par mois, plus élevés pour les unités Alzheimer et plus bas en moyenne dans le sud. Ne voyez là qu’une indication approximative et demandez des devis écrits. Voir notre guide sur le coût des maisons de retraite.
Indennità di accompagnamento
L’INPS verse une allocation d’accompagnement mensuelle aux personnes reconnues totalement invalides et non autonomes. Elle n’est pas soumise à condition de ressources. La presse a fait état d’un montant d’environ 550 € par mois pour 2026 ; vérifiez le montant actuel et les règles, y compris ce qui se passe à l’entrée en maison de retraite, directement auprès de l’INPS ou d’un patronato.
Si votre proche vit à l’étranger
Les places soutenues par les pouvoirs publics sont organisées par l’ASL du lieu de résidence de la personne. Nos sources ne précisent pas les règles pour les personnes tout juste arrivées ; interrogez donc directement l’ASL locale ou la commune. De nombreuses familles qui installent un proche en Italie commencent par un établissement privé, le temps de régler la résidence et l’inscription au système de santé. Notre guide sur l’installation d’un parent à l’étranger traite du volet juridique, y compris des procurations : l’Italie a signé la Convention de La Haye de 2000 sur les adultes mais ne l’a pas ratifiée.
Que demander à un établissement italien
- L’établissement est-il autorisé et agréé (autorizzata e accreditata), et dispose-t-il de places conventionnées avec l’ASL (convenzionata) ?
- Quel est le tarif journalier, et comment se répartit-il entre la part sanitaire (quota sanitaria) et la part hôtelière et sociale (quota alberghiera) ?
- Quels services sont facturés en supplément ?
- Quelles langues parle le personnel ?
- Existe-t-il une unité pour personnes atteintes de démence, et quelles sont ses conditions d’admission ?
Prêt à chercher ? Parcourez les maisons de retraite en Italie et utilisez notre liste de contrôle pour la visite.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’ISEE ?
L’ISEE est l’indicateur italien de la situation économique d’un ménage. Il sert à calculer les participations aux services publics. La Région du Piémont exige la preuve qu’un ISEE a été demandé pour déposer une demande d’évaluation en vue d’une RSA.
Une RSA est-elle gratuite ?
Non. Dans une place soutenue par les pouvoirs publics, la part santé est payée par le service de santé, mais le résident paie normalement la part sociale, avec l’aide de la commune si ses revenus sont faibles. Au Piémont, la répartition est de 50 % et 50 % ; elle diffère dans d’autres régions.
Un étranger peut-il demander une place publique en RSA ?
Les places publiques sont organisées par l’ASL du lieu de résidence. Nos sources n’expliquent pas comment cela fonctionne pour les personnes récemment installées ; interrogez donc l’ASL locale ou la commune sur l’éligibilité.
Sources et pour aller plus loin
Ce guide ne contient que des informations générales, rassemblées à partir des sources publiques indiquées ci-dessus à la date affichée. Il ne constitue pas un conseil juridique, médical, fiscal, financier ou de soins, et nous ne pouvons pas garantir qu’il soit complet, exact ou à jour. Les règles, seuils et prix changent et diffèrent selon les pays et les régions, et certaines sources décrivent à titre d’exemple les règles d’autres pays. Vérifiez les détails auprès des autorités et des établissements cités, et demandez conseil à un professionnel pour votre situation avant d’agir. Si vous repérez une erreur, écrivez à [email protected] et nous la corrigerons.